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Résumé
L’usine Legré-Mante de la Madrague de Montredon, à Marseille, est une importante friche industrielle de plus de 5 ha qui occupe une place très sensible dans les enjeux d’aménagement du territoire de la commune. Elle se trouve au bord de la mer, à l'embouchure de la branche centrale du canal de Marseille dont elle tirait son eau, et marque désormais une des entrées du parc national des Calanques, à l'interface d'espaces à l’urbanisme récent et assez lâche et des premiers vallons verdoyants du massif de Marseilleveyre.
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Résumé
Parmi les trésors d’architecture que compte la ville de Poissy, dans les Yvelines, la Maison de Fer est l’un des éléments les plus atypiques. Cet édifice emblématique est un bâtiment de la fin du XIXe siècle, qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction. Sa structure, tout comme ses murs et sa toiture, sont entièrement faits de métal. L’originalité de cette ancienne maison de villégiature repose sur la technique avec laquelle elle a été construite : un système de construction par tôles embouties, breveté par l’ingénieur belge Joseph Danly. La Maison de Fer est l’un des rares témoignages d’une époque industrielle florissante, au tournant du XXe siècle, où les constructions métalliques étaient synonymes d’innovation, de modernité et de confort, ce qui lui a valu son inscription sur la liste des Monuments historiques en 1975.
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Résumé
À Saint Denis, lorsqu’on longe la Seine en allant vers Paris, sur le boulevard de la Libération, se déroulent, côté droit, les berges de la charmante Île-Saint-Denis. Après avoir dépassé le pont du même nom, on découvre, côté gauche, en hauteur, imposant, un étrange édifice, datant du XIXe siècle. Un gros cube à l’ancienne, largement délabré : c’est la maison Coignet.
Cette maison, prototype des constructions en béton Coignet , est la trace d’une innovation majeure dans l’histoire mondiale de la construction, la première tentative – réussie – de rationalisation et d’industrialisation du béton, innovation réalisée par un homme dont la construction n’était pourtant pas le métier, François Coignet.
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Maison natale d’Aristide Bergès, le « père de la houille blanche », labellisée « Maisons des Illustres », l’ancienne papeterie Bergès est le berceau de l’industrie du papier en Couserans, petite province historique dans la partie occidentale du département de l’Ariège. À la pointe des innovations techniques durant tout le XIXe siècle et sauvée in extremis de la démolition après sa fermeture en 1999, elle s’affirme comme le lieu de mémoire par excellence d’une activité industrielle qui a fait vivre tout un territoire pendant plusieurs générations. Elle présente de nombreux atouts qui justifient sa sauvegarde, sa mise en valeur et de nouvelles perspectives d'avenir.
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Fruit de la collaboration de Jean Prouvé et Pierre Jeanneret, le pavillon de Direction et dessin de la Société centrale des alliages légers faisait partie d’un ensemble de bâtiments préfabriqués en métal et en bois construits à Issoire (Puy-de-Dôme), de mars 1940 à juin 1941, en marge du chantier de l’usine de la Société centrale des alliages légers. Le projet fut lancé en novembre 1939 par le ministre de l’Armement Raoul Dautry et par les principaux fabricants d’alliages alumineux. Il s’inscrivit dans l’intense effort de réarmement de la France au cours des premiers mois de la guerre. Le pavillon a été déplacé en 1958 mais les modifications n’ont pas détruit d’éléments majeurs et elles sont réversibles. Il s’agit donc la plus ancienne réalisation conservée du système de construction à portique intérieur inventé par Jean Prouvé, et condense des thèmes majeurs de l’architecture moderne du XX e siècle. En mars 2024, il a été placé sous le régime de l’instance de classement.
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La liste des protections au titre des Monuments historiques dans le domaine du patrimoine technique et industriel est chaque année plus courte. On ne compte en 2019 que quinze arrêtés (douze inscriptions pour trois classements) au titre immeuble. Certes cette tendance est générale et n’est pas propre à notre champ patrimonial. Mais à force de réduire la voilure, on va finir par mettre à bas un des principaux ressorts de nos politiques patrimoniales. Quelques raisons de se réjouir malgré tout. Les bonnes nouvelles nous viennent des départements d’Outre-mer, puisque deux des trois classements intéressent la Guadeloupe et la Réunion. Ces territoires semblent ainsi beaucoup mieux profiter de la législation pour intégrer les traces matérielles de leur histoire dans la conduite de leur politique de développement. Signalons aussi l’inscription de l’usine du Fer à cheval à Marseille, trop rare exemple d’usine en activité à rejoindre les rangs des Monuments historiques. Pour l'année 2019, nous nous réjouissons également d'une exceptionnelle protection de mobilier industriel en fonctionnement en région Occitanie, avec l'inscription de deux métiers à tricoter utilisés au sein de l'usine d'Arsoie dans le Gard.
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Les charpentes métalliques du XIXe et début du XXe siècle, qui constituent l’ossature de halles industrielles, halles de gare ou encore halles de marché, sont des éléments essentiels de notre patrimoine bâti. Lors de rénovations ou de conversions, les exigences architecturales et techniques entraînent cependant souvent des interventions structurales, notamment des renforts, qui peuvent porter atteinte à l’authenticité des charpentes. Une approche interdisciplinaire est proposée pour intégrer la préservation de la structure porteuse au cœur des stratégies de rénovation.
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Résumé
Au cours du XIX e siècle, les villes françaises de Roubaix et Tourcoing dans le département du Nord sont devenues l’un des plus importants centres des industries textiles en Europe. Ses filatures et tissages attiraient des dizaines de milliers d’ouvriers, venant pas seulement de France mais aussi de la Belgique, à côté. Ces ouvriers étaient logés dans une forme très spécifique de maisons appelées courées. Il s’agissait d’ensembles bâtis étroits, serrés en impasse sur des parcelles derrières les édifices donnant sur la rue. Cette morphologie urbaine est devenue caractéristique de la vie ouvrière dans ces villes textiles. En dépit de leurs conditions d’hygiène très mauvaises, cette forme architecturale a perduré au XXe siècle, même après la mise en place de programmes de logements sociaux. Ces ensembles, oh combien modestes, sont menacés aujourd’hui. Des politiques hygiénistes associées à la crise des industries textiles depuis le milieu du XXe siècle ont entraîné la démolition de la plupart des courées dans le cadre de programmes de régénération urbaine ou de promotions immobilières privées. Il ne subsiste qu’une poignée de courées, encore habitées et, jusqu’à un certain point, en assez bon état. La politique actuelle de la municipalité, dans le cadre d’un nouveau plan de rénovation urbaine, représente une menace sérieuse pour les courées qui subsistent. Des changements dans les politiques locales ont supprimé des mesures de protection existantes et engagé des procédures d’expropriation. Les courées témoignent de l’histoire des ouvriers dans ces villes nées de l’industrie textile et constituent le patrimoine de leurs conditions de vie, comme une partie cohérente de l’écosystème industriel de toute la région. Ce sont aujourd’hui des « lieux de mémoire » pour la région et pour leur époque et sollicitent des comparaisons avec d’autres formes de logement ouvrier à travers le continent. Elles sont une invitation à l’interprétation et la compréhension d’une histoire industrielle européenne partagée.
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