Numéro 82 Patrimoine Industriel

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Un numéro ancien de la revue L’Archéologie industrielle en France, le numéro 56 daté de juin 2010, s’est attaché à faire un bilan critique des sites et bâtiments industriels qui bénéficient en France d’une mesure de protection – classement ou inscription – au titre des monuments historiques. Et, une fois par an, dans l’un des deux numéros de la revue (celui-ci, en l’occurrence), le CILAC identifie et publie la liste des monuments de l’industrie et les objets mobiliers techniques et industriels protégés au cours de l’année précédente.

Bien évidemment, la protection MH n’est en aucune façon une réponse universelle aux défis que soulèvent les patrimoines de l’industrie. D'autres formes de reconnaissance comme l’inclusion dans l’un des « sites patrimoniaux remarquables » du pays, comme le label « architecture contemporaine remarquable » ou encore, en Île-de-France, comme le nouveau label de « patrimoine d’intérêt régional », peuvent également
contribuer à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine industriel. Et, en amont de toute mesure de labellisation ou de protection, la
sensibilisation par le partage des connaissances, notamment à travers les études de l’Inventaire général ou grâce aux articles publiés dans notre revue, et ailleurs, est tout aussi importante. Néanmoins, en France, la protection MH conserve ses valeurs réglementaires et symboliques. En principe (et pour rester bref), un édifice protégé doit être légué intact aux générations futures et ne peut être ni dénaturé ni démoli. En principe aussi, cet édifice devenu monument jouit d’une prestigieuse reconnaissance officielle qui ne peut qu’accroître son appréciation contemporaine, augmenter sa visibilité, sa visitabilité et son aura d’exceptionnalité…

4 ÉDITORIAL Paul SMITH


6 LE PROJET TRIAGE PHOTOGRAPHES ET CITOYENS LA PRÉSERVATION DU TRIAGE-LAVOIR DE BERINGEN, EN BELGIQUE Patrick VIAENE
18 LA BRASSERIE DE SAINT-NICOLAS-DE-PORT Benoît TAVENEAUX


30 L'USINE ÉLÉVATOIRE PORTUAIRE DE SAINT-NAZAIRE Solen PERON-BIENVENU


38 LE TYMPAN DE MALIDOR Noëlle COMBE, Enora JUHEL

44 QUAND LE HANGAR Y DEVIENT UN ESPACE D'ART CONTEMPORAIN Gérard SALAGNON


50 PORTEFOLIO Xavier SPERTINI


58 LISTE DES PROTECTIONS AU TITRE DES MONUMENTS HISTORIQUES EN 2022


64 LE WEEK-END DU CILAC À STRASBOURG


EXPOSITION
72 LES ANNÉES FOLLES DE L'AVIATION MUSÉE DE L’AIR ET DE L’ESPACE AÉROPORT DE PARIS-LE BOURGET Antoine FURIO

74 LA VITRINE DU LIBRAIRE
  
80 RÉSUMÉS / ABSTRACTS


 

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Numéro 82 Patrimoine Industriel (pdf)
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Articles individuels au format PDF

Page(s) : 6-17
Patrick Viaene
PI - 82 Le Projet Triage photographes et citoyens la préservation du triage-lavoir de Beringen, en Belgique - Viaene (6-17)

La mine de charbon de Beringen, située en région flamande dans la province de Limbourg, a cessé d’être exploitée en 1989. Cinq ans plus tard, en 1994, l’ensemble des bâtiments et des structures du site, y compris le lavoir à charbon, a été protégé au titre des monuments historiques. Récemment, toutefois, certaines parties du lavoir (sections 1 et 3) et leur équipement technique en particulier, ont été menacées de démolition.
Le propriétaire du site (Limburgse Reconversie Maatschappij, LRM), avec un organisme de développement be-MINE, ont voulu imposer leur projet baptisé ‘be-NATURE’ qui menace de mutilation l’infrastructure technique. Une opposition considérable à ce projet s’e st développée parmi les citoyens et les experts en patrimoine industriel. L’une des actions qui relèvent de cette opposition a été une publication et une exposition photographique itinérante intitulée « Triage, Le Triage-Lavoir de Beringen – Monument pour l'avenir ». L’exposition a été présentée en 2021 et 2022 dans plusieurs musées industriels. Dix photographes de réputation internationale ont essayé de convaincre les autorités qu’une réutilisation adaptive et durable était possible pour l’ensemble de la structure. Cependant, l’avenir du lavoir demeure incertain et la lutte pour sa préservation intégrale se poursuit…

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Page(s) : 18-29
Benoît TAVENEAUX
PI - 82 La Brasserie de Saint-Nicolas-de-Port - Taveneaux (18-29)

De l’antiquité au XIXe siècle, la pratique du brassage de la bière évolua très peu. Là, des progrès technologiques et scientifiques révolutionnèrent la brasserie qui, en moins de cinquante ans, passe de l’artisanat à l’industrie. La Lorraine joua un rôle essentiel dans cette mutation. De grandes brasseries industrielles s’y implantèrent ; des industriels réfugiés de l’Alsace annexée y créèrent des usines ; des chercheurs, dont Louis Pasteur permirent la compréhension et par voie de conséquence la maîtrise de la fermentation ; une école publique, première en France, forma des ingénieurs brasseurs qui essaimèrent dans tout le pays et dans les colonies.
C’est dans ce contexte que la petite brasserie de Saint-Nicolas-de-Port se développa en créant en 1931 un ensemble immobilier de style Art déco dont l’élégance et la qualité lui permirent d’être classée monument historique en 1988 après la cessation de son activité. N’étant plus chauffée, cette « tour de brassage » devenue musée, devait subir au fil des ans d’importantes dégradations : infiltrations d’eau, déformation de fenestrages métalliques attaqués par la rouille, éclatements de béton dus à la corrosion des ferraillages. À la demande de l’association gestionnaire, la commune, propriétaire du bien, a piloté un montage financier permettant d’engager un vaste chantier de sauvegarde et de valorisation. Après quatre ans de travaux, celui-ci vient de prendre fin. Il a permis de sécuriser le lieu et a rendu toute son élégance à cette construction caractéristique de l’architecture industrielle des années trente.

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Page(s) : 30-37
Solen PERON-BIENVENU
PI - 82 L'Usine élévatoire portuaire de Saint-Nazaire - Peron-Bienvenu (30-37)

Associée au maintien du plan d’eau des bassins à la cote par un procédé indépendant des marées, l’usine élévatoire portuaire de Saint-Nazaire, fermée en 1993, est un unicum. La construction de l'usine électrique (1904-1907) et de l'usine élévatoire portuaire (1909-1911), son corolaire, procède d’une réflexion amorcée dans les années 1890 ; elle est liée aux travaux d’aménagement de l’entrée sud du port de Saint-Nazaire, à la nécessité de faire face à un trafic intensif et de permettre le mouillage de très grandes unités. Épargnée par les bombardements, l’usine élévatoire est visible de loin et se distingue à l’échelle du grand paysage par sa position de vigie entre les deux jetées de l’entrée sud du port.

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Page(s) : 38-43
Noëlle COMBE, Enora JUHEL
PI - 82 Le Tympan de Malidor - Combe, Juhel (38-43)

Parmi les systèmes d’élévation des eaux mis en place dans les domaines agricoles dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tympan hydraulique fait figure d’exception.
Décrit dans les traités et revues à destination des propriétaires, il ne semble pas avoir été largement mis en œuvre. L’exemplaire conservé au Lude n’en est que plus remarquable, tant par sa rareté que par son histoire. Installé vers 1870, le tympan de Malidor est destiné à irriguer les grandes prairies faisant face au château du Lude. Son propriétaire, le marquis Auguste de Talhouët-Roy, est alors l’un des plus grands propriétaires fonciers de France et s’intéresse de près à la mise en valeur de son domaine agricole sarthois, qu’il destine à la reproduction de chevaux de course, alors en plein développement. Mesurant plus de cinq mètres de diamètre, le tympan est doté d’une structure métallique et a conservé la totalité de son mécanisme d’entraînement, mû par une roue à aubes, ainsi que son réseau d’irrigation. Elément unique du patrimoine industriel, le tympan de Malidor a été classé au titre des monuments historiques le 18 novembre 2022.

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Page(s) : 44-49
Gérard Salagnon
PI - 82 Quand le hangar y devient un espace d'art contemporain - Salagnon (44-49)

Le hangar Y, situé à Chalais-Meudon au sud-ouest de Paris dans les Hauts-de-Seine, est construit en 1879 en utilisant des portiques récupérés à la galerie annexe des machines françaises de l’Exposition universelle de 1878. Dépendant de l’Établissement central d’aérostation militaire, il devient célèbre en 1884 pour le voyage de La France, le premier dirigeable au monde à pouvoir revenir à son point de départ. Le bâtiment est protégé au titre des monuments historiques en 1981, sa charpente métallique attribuée alors à l’entreprise de Gustave Eiffel. Cette charpente est due, en réalité, à l’ingénieur Henri de Dion et à l’entreprise Moisant-Laurent-Savey.
À cette protection succède une période où le hangar n’a aucune affectation réelle mais pendant laquelle les services du ministère de la Culture, propriétaire du bien, entreprennent des campagnes de restauration sur le toit et sur les poteaux.
En 2018, le bâtiment est concédé à une entreprise privée de promotion culturelle qui le transforme en lieu d’événementiel et d’art contemporain. La comparaison de la présentation de l’édifice par deux revues, Beaux Arts magazine et la revue L’Archéologie industrielle en France, inspire cet article qui pose la question de la place de l’art contemporain dans l’appréciation du patrimoine industriel, et vice-versa.

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Page(s) : 50-57
Xavier SPERTINI
PI - 82 Portfolio Silo à La Charité-sur-Loire - Spertini (50-57)
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Page(s) : 58-63
PI - 82 Liste des protections au titre des monuments historiques (58-63)
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Page(s) : 64-71
Jean CHAUBET
PI - 82 Le Week-end du Cilac à Strasbourg - Chaubet (64-71)
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Page(s) : 72-73
Antoine FURIO
PI - 82 Les Années folles de l'aviation, Musée de l'Air et de l'Espace, aéroport de Paris-Bourget - Furio (72-73)
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