Poster Boncompagni - Drocourt

Poster Boncompagni - Drocourt
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Date:
9 décembre 2013
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Serena Boncompagni, Coke et coquelicots. Recherche-action pour la valorisation de l’histoire et la mémoire de l’ancienne Cokerie de Drocourt,  (Pas-de-Calais)

Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain, EHESS  - Doctorante de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (IIAC – UMR 8177 CNRS/EHESS) - Direction Culture Commission Culture Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin

ecran 2013-12-09_à_12.15.45 Résumé : « Coke et coquelicots » est la première présentation d’une recherche-action encore en cours, que je mène depuis mai 2013, réalisée grâce à une allocation en ethnologie de la France du Ministère de la Culture et de la Communication et un partenariat avec la direction Culture de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin. Par ce titre, nous faisons aussi référence à un cliché que nous avons retrouvé dans les archives d’un « cokier », un ouvrier de l’usine. Cette image, qui montre des fleurs sauvages qui avaient poussé sur le site des « Cokes de Drocourt », est devenue au fil des mois le symbole de notre travail. Au point que les cokiers mêmes, pourtant très attachés au souvenir de leur usine, ont choisi de la présenter au public de notre exposition sous le titre de « Prémices du Parc des îles ».

Au cours de mes pérégrinations aux alentours de Rouvroy, j’ai aperçu un jour le parc, situé aux pieds de deux terrils, encore en travaux. J’ai en suite découvert l’histoire particulière de ce lieu et de « la Cokerie », un gigantesque site industriel qui a fermé ses portes en 2002. Dix ans, seulement. Pourtant, de « Cokes de Drocourt » ne reste plus rien, à part les traces d’un réseau ferré et des morceaux de coke endormis sous la végétation spontanée qui recouvre le Rivage de Dourges, quelques kilomètres plus loin. La mémoire de la cokerie et de son univers est encore vivante, aussi dense que son histoire, mais sans doutes éloignée des réflecteurs, fragmentée et dispersée. Une partie de mon travail a été de la faire revivre, grâce à la mobilisation des cokiers, le jour de l’inauguration du parc. L’ensemble du projet cherche à mieux connaître le passé d’un monde industriel révolu et méconnu, et à faire émerger les traces qu’il a laissées dans la vie des gens et sur le territoire.

 
 
 
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