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APPEL À COMMUNICATION : Des combattants studieux durant la Grande Guerre : archéologues et historiens de l’art allemands au service du patrimoine Colloque international, Arras, 19-20-21mars 2015

APPEL À COMMUNICATION

EA 4027 Centre de Recherche et d’Études, Histoire et Sociétés (CREHS) Université d’Artois

Des combattants studieux durant la Grande Guerre : archéologues et historiens de l’art allemands au service du patrimoine - Colloque international, Arras, 19-20-21mars 2015

I. Problématique générale

Dès les premiers mois de la Grande Guerre une poignée d’intellectuels allemands et autrichiens a mené sur le terrain une activité de conservation et d’étude du patrimoine dans les territoires occupés de la Belgique, du nord de la France, des pays baltes, de la Pologne et de l’Italie.

Réalisés dans le cadre du Kunstschutz (service de préservations des œuvres d’art) ou à titre individuel, ces travaux ont consisté en des fouilles archéologiques (Johann Baptist Keune, Gerhard Bersu et Wilhelm Unverzagt, etc.), des études muséographiques (Adolf von Feulner, Detlev von Hadeln, Hugo Kehrer, etc), des monographies urbaines et des études architecturales (Paul Clemen avec le Kunstschutz, Christian Rauch, Hermann Burg, Hermann Erhard, Franz Schnabel, Hermann Erhard, Joseph Clauss ), ainsi que des études sur la reconstruction (Bodo Ebhardt, Erdmann Hartwig, etc.).

Ces études partiellement publiées à partir de 1917 eurent un impact considérable sur la connaissance des patrimoines étudiés. Les historiens allemands se sont très tôt intéressés à elles et à leur statut dans le discours allemand officiel sur la Grande Guerre. En revanche l’historiographie française les a le plus souvent ignorées, récusant inconsciemment un regard, même scientifique, de l’ancien ennemi sur son patrimoine. Toutefois, les conditions exceptionnelles de leur élaboration et de leur publication en situation de guerre et d’occupation ne sont que rarement évoquées et encore moins souvent analysées côté allemand. Depuis les années 1990, un regain d’intérêt peut être observé, avec les publications de Christina Kott, Préserver l’art de l’ennemi ? Le patrimoine artistique en Belgique et en France occupées, 1914-1918, 2006 ; Heino Neumayer, Die merowingerzeitlichen Funde aus Frankreich, 2002 ; Julien Trapp, L’archéologie à Metz. Institutions, pratiques et résultats. Des travaux de Keune à l’archéologie préventive (1896-2008), 2012. Au premier semestre 2014, une exposition en deux volets (musée de la Chartreuse à Douai, Forum antique de Bavay) s’est intéressée aux travaux menés sur le patrimoine artistique et archéologique durant la Grande Guerre.

Séance 7 avril : « Patrimoine, Tourisme, Développement »

EIREST 2013 – 2014

Travaux de l’EIREST (Equipe Interdisciplinaire de REcherche Sur le Tourisme)

Lundi 07 avril 2014 : 14h00 – 17h00 Axe 2 : « Patrimoine, Tourisme, développement »

La thématique de la séance du 07 avril 2014 de l’EIREST portera surla thématique de la patrimonialisation de l’industrie. Elle est intitulée : « Economie hyper-industrielle, métropolisation et patrimoine industriel ».
A l’approche de l’Année Européenne du Patrimoine industriel et technique 2015, il s’agira d’interroger ce que les nouvelles échelles et tendances en matière de patrimonialisation de l’industrie nous apprennent d’un nouveau régime patrimonial en interaction avec la nouvelle étape de mondialisation et avec sa traduction urbaine.

Cette séance concerne prioritairement l’axe 2 : « Patrimoine, Tourisme, Développement », mais toutes les thématiques du laboratoire peuvent s’y reconnaître, de la métropolisation aux imaginaires en passant par l’approche méthodologique.

C’est autour de la thématique du patrimoine industriel et à partir de l’exemple du Nord-Pas- de-Calais que se déroulera donc cette séance.
Nous accueillerons Catherine O’Miel, chargée du développement territorial à la Mission du Bassin Minier Nord-Pas-de-Calais.

La spécificité d’un contexte : le Nord-Pas-de-Calais un véritable cas d’école, un véritable « laboratoire » ? Il s’agira de comprendre et questionner le tournant culturel pris par le bassin industriel.
Le choix de la région Nord-Pas-de Calais vise à focaliser la recherche sur les dynamiques de reconversion régionale et sur le rôle qu’y joue une invention patrimoniale active et mobilisatrice, déployée à une échelle inédite. Si la région lilloise a connu depuis les années 1990 une « bifurcation métropolitaine » (D. Paris ; JF. Stevens) portée par le TGV-Nord et l’intégration européenne, l’arrière-pays reste marqué dans son paysage et dans ses structures par la crise économique, sociale et identitaire. L’ancien bassin minier, qui mise depuis la fin des années 1990 sur la dynamisation par les multinationales (Toyota Valenciennes), adopte aujourd’hui une stratégie d’insertion dans la mondialisation fondée sur la culture et le patrimoine. Avec l’inscription du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Humanité au titre de Paysage Culturel Evolutif le 2 juillet 2012 (UNESCO, 36e session du comité du patrimoine mondial : 24 juin au 6 juillet 2012 à Saint- Pétersbourg) et l’inauguration du Louvre à Lens le 04 décembre, l’année 2012 marque un tournant culturel régional.

La dialectique patrimoine/modernité se trouve au cœur du processus de développement/redéveloppement territorial du Nord-Pas-de-Calais. Elle renvoie au lien entre mémoire et projet. Dans quelle mesure cette double stratégie articulée entre conservation et processus de patrimonialisation et/ou création et processus d’innovation contribue-elle à créer une nouvelle dynamique territoriale et une fabrique touristique du patrimoine et de la culture ? La réalité de ces terrains est à construire, elle s’inscrit dans une maturation en cours et surtout à venir.

Après cette année 2012 pleine de promesses, comment faire vivre ce patrimoine ? Comment habiter ce patrimoine ? Le travail se focalise désormais sur le temps de l’après-friche, de l’après reconnaissance patrimoniale, celui de l’appropriation et d’une réinsertion planifiée du patrimoine dans la ville posant et discutant la question de la redynamisation et de la revitalisation, tant urbaines qu’économiques. Il s’agit d’interroger et de suivre le futur de ces espaces affichant souvent de multiples ambitions : quelles nouvelles activités et nouvelles entreprises induites ? Comment les activités économiques, les entreprises, s’approprient-elles un territoire labellisé ?

Le patrimoine constitue le support privilégié de construction de la mémoire collective, qui permet d’inscrire des références identitaires dans la durée, par delà les ruptures, les crises, les mutations. D’un territoire familier au patrimoine universel: quelles démarches d’appropriationsont en cours ? Comment les populations s’approprient-elles cette labellisation patrimoniale ? Comment patrimonialiser sans muséifier ?

Quelle nouvelle image des territoires en question ? Quelle construction de l’attractivité dans la durée ? Production d’opérations isolées fonctionnant comme, des « implants » (E. Fagnoni) ou production d’opérations visant à la « clusterisation », agissant comme catalyseur et jouant un rôle territorial fédérateur par un remodelage en profondeur permettant de donner corps au projet d’ensemble ?

Le questionnement porte sur la dynamique du projet dans le temps, sur l’articulation des échelles spatiales et temporelles, sur le modèle d’insertion dans la métropolisation en gestation.
Quel(s)type(s) de tourisme est/sont adapté(s) à cette région en reconversion ? Le tourisme représentera-t-il un facteur de développement territorial, jouera-t-il son rôle d’ouverture ou, au contraire, viendra-t-il déstructurer le territoire ? Permettra-t-il de créer ce lien social et culturel avec les sociétés-hôtes ?

Géraldine DJAMENT-TRAN Edith FAGNONI

Université Paris1 Panthéon-Sorbonne : IREST / EIREST
49 bis, rue Belle Gabrielle - 75 012 – Paris

Informations pratiques

RER ligne A : Arrêt Nogent-sur- Marne
Ou Bus 114 ou 210 au départ du Château de Vincennes (métro ligne 1)

Instructions pour aller depuis la sortie du RER A, Arrêt Nogent-sur-Marne :
En sortant du RER, prenez à gauche l’avenue de Marronniers, jusqu’à la rue des Châtaigniers où vous tournez à droite. Vous arrivez à l’avenue de la Belle Gabrielle. Vous tournez à gauche jusqu’au numéro 49 bis. 

Le patrimoine, un argument de négociation pour l’aménagement d’un espace (Cusset)

Lire : http://tem.revues.org/2312 TEM (revue en ligne Territoire en mouvement : revue de géographie et d'aménagement)

Le patrimoine, un argument de négociation pour l’aménagement d’un espace - Le renouvellement de la concession de l’aménagement hydroélectrique de Cusset

Heritage : an argument in bargaining for spatial planning - The renewal of the Cusset hydroelectric central concession
Clément Colin p. 82-92
 

Résumé

Dans le contexte de la valorisation et de la préservation de l’objet fleuve comme élément patrimonial, nous nous intéressons aux sites occupés et exploités par des structures et des équipements représentatifs de l’approche ingénieriste du XXème siècle. Quel est le statut donné à ces sites industriels et comment les acteurs de la reconquête des fleuves les appréhendent-ils ? À partir de l’aménagement hydroélectrique de Cusset, au nord-est de l’agglomération de Lyon, l’article interroge la manière dont l’argument « patrimoine » est utilisé par les différents acteurs des négociations pour le renouvellement de sa concession EDF (1991-2002). Dans le cadre de ces débats autour des différents usages du fleuve, nous analysons les stratégies d’acteurs et la place des gestionnaires des différents composants du site (barrages, usine-barrage et canal de dérivation). Nous abordons ainsi la production patrimoniale dans ses dimensions instrumentale et politique.

cussetBarrage de Cusset -  illustration extraite de l'article : cliquez sur la vignette 

Plan

Introduction

1. Aménagement hydro-electrique de Cusset : mise en place et évolution

1.1. Un équipement innovant de la fin du XIXe siècle et son développement

1.2. Dimensions mémorielles et enjeux associés

2. Échelle du site : des négociations pour le renouvellement de la concession à la valorisation patrimoniale

2.1. Les intérêts d’EDF pour le renouvellement de la concession

2.2. La mobilisation des élus des communes riveraines du canal de Jonage

2.3. La mobilisation des habitants en faveur du site industriel

2.3.1. De la demande de classement à la convention entre USF et EDF

2.3.2. Les actions de sensibilisation à la dimension patrimoniale de l’usine-barrage de Cusset

3. Échelle métropolitaine : l’aménagement hydro-électrique pris dans les politiques territoriales du Grand Lyon

3.1. La valorisation de l’espace « naturel » paysager de Miribel-Jonage, une opération d’envergure métropolitaine

3.2. L’usine-barrage de Cusset intégrée dans le projet « Carré de Soie »

Conclusion

Semaine patrimoine sur France Culture : à vos cassettes

La Fabrique de l'Histoire (France Culture - 9H-10H) de cette semaine est dédiée au patrimoine. Ne manquez pas les émissions dont celle du mardi 22  : en voici le contenu. Jean-Christophe Averty vous invitait à enregistrer sur les cassettes. Aujourd'hui, les émissions sont audibles en direct, en différé par podcast. Pour notre part, nous mettrons en ligne l'émission du 22, celle qui concerne le plus le Cilac, le temps de fabriquer le fichier mp3 à télécharger.

Quand l’industrie devient objet de patrimoine - Un documentaire de Séverine Liatard et Anne Fleury

Le patrimoine industriel est apparu en France comme un axe d’études et de recherches vers la fin des années 1970 au moment où les usines textiles et métallurgiques des grandes régions industrielles commencent à fermer les unes après les autres. Face à ce qui devient rapidement un traumatisme social, il est décidé dans un premier temps de raser ces sites pensant que par l’oubli viendra la guérison. Dans le même temps, le domaine suscite l’intérêt des sciences sociales, l’ethnologie avec la création des écomusées mais aussi l’histoire des techniques. Maurice Daumas puis Louis Bergeron avec un certain nombre de ses étudiants créent en 1978 une association, le CILAC (Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel) qui se donne pour objectif d’étudier l’ensemble des traces matérielles et immatérielles de ce patrimoine et ainsi de justifier sa protection.