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Prix Jeune Chercheur 2013 : reportage...

en images, sans commentaire, la matinée et la remise des prix

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Prix Jeune Chercheur 2013 les projets en quelques lignes

 Prix Cilac Jeune chercheur en patrimoine industriel 2013  : en quelques lignes, la présentation de projets retenus en finale...

Pour ces projets, vous pouvez télécharger les posters résumant les communications dans notre espace de téléchargement (à partir du 13 décembre 2013)

13 décembre 2013 Cité de l’Architecture & du patrimoine


Quentin Madec, Baumann fils et Cie. L’histoire d’un volet, le volet d’une histoire, École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

Résumé : Le début du XXe siècle est marqué par la naissance d’une nouvelle forme de volet. Bien que banalisé, le volet roulant, dispose de nombreuses caractéristiques qui en font un accessoire de second œuvre indispensable. L’entreprise Baumann, d’origine Suisse, est considérée comme pionnière dans la fabrication de ce produit en bois. L’analyse de l’objet, appelé STORE BAUMANN rend compte d’un dispositif astucieux, présenté comme remède ingénieux et moderne à l’exposition trop abondante du soleil pendant l’été. À Paris comme en province, le produit se répand donc rapidement dans l’architecture des immeubles d’habitations, mais aussi dans d’autres types de programmes. À partir des années vingt, le volet, basculé vers l’avant, fait désormais partie intégrante de l’esthétique des façades, tant par ses lames de bois que par son ombre portée. Après la seconde guerre mondiale, durant la période de la reconstruction, la marque se heurte à la concurrence et aux nouveaux procédés de fabrication. Dans sa communication, elle tente alors de revoir l’image de son vieux produit.


 Federica Antonucci, La Gare Lisch : cité du voyage, de l’aventure et de l’exploration, Universita degli Studi di Genova

Résumé : Ce projet nait de la volonté́ de deux riverains touchés par le patrimoine de leur ville et qui ne veulent pas laisser un monument du 18e siècle à l’abandon. Autour de ce projet, il y a plusieurs aspects intéressants d’une pratique qui va se développer de plus en plus. Premièrement, la participation concrète des citoyens à la vie de la ville, aux projets en cours et futurs. Les citoyens commencent à réclamer leurs droits pour intervenir sur les projets de la ville ; à être les principaux protagonistes du changement. Particulièrement maintenant, avec la crise économique et politique, les gens ont développé́ une force fédératrice qui leur permet de réutiliser les espaces abandonnés comme ressource pour la ville. En effet, le deuxième thème du projet est la requalification d’une friche industrielle par la population, soit de façon temporaire soit comme nouvelle ressource pour la ville. La gare Lisch peut devenir un point de force pour la ville, un lieu autour duquel la ville peut gagner de l’ importance. Le projet met en avant les problèmes de la ville et offre un espace polyvalent qui peut être utilisé par la population de diverses manières. Les activités envisagées sont pensées pour la conception d’un usage collectif du lieu (co-working, salles pour les associations de la ville...) et par la rencontre des différentes cultures du monde au sein de ce dernier (restaurant, cours de cuisine...).


 Emmanuel Arnaud, Dewi Brunet, Clara Steyer, La réhabilitation du site OP Profashion, Université de Bretagne occidentale

Résumé : Prostějov est une ville de 50.000 habitants, spécialisée depuis le XXe siècle dans l’industrie textile. Aujourd’hui, elle est face à un enjeu de taille. La plus grande fabrique textile d’Europe centrale a définitivement fermé ses portes en décembre 2012. Cet édifice est né de la fusion de multiples petites usines qui constituaient, avant la seconde guerre mondiale, le paysage urbain de la périphérie de Prostějov. Cette fusion s’inscrit dans le cadre des nationalisations d’après-guerre. 151.788.000 couronnes tchèques (6 millions d’euros environ). L’usine cesse son activité́ en 2010, mais certaines parties du bâtiment sont encore utilisées jusqu’en décembre 2012. Le bâtiment est encore en bon état et offre de nombreuses possibilités pour une réutilisation future. Malheureusement, au vu du prix de vente et de la complexité́ de la réutilisation d’un bâtiment d’une telle importance, l’acquéreur se fait toujours attendre. Pour faciliter la vente, le propriétaire actuel souhaiterait même diviser le site en plusieurs lots. Au vu de la cohérence générale de l’ensemble du bâtiment, cette mesure présente un risque d’entamer le processus de destruction de ce patrimoine. Le projet réalisé́ dans le cadre d’un séjour Erasmus de 4 mois a pour objectif de proposer une solution de réutilisation répondant aux attentes économiques, à l’intérêt patrimonial et historique du site ainsi qu’à son insertion dans la ville.


 Florent Peters, Sophie Dublange, La valorisation du patrimoine industriel du pourtour de l'étang de Berre. Le cas de l'ancienne Poudrerie royale de Saint-Chamas – Miramas, Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse

Résumé : L’ancienne Poudrerie royale de Saint-Chamas, fondée sur la rive Nord de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) en 1690 par Louis XIV, initia le développement économique, social, culturel, urbanistique et industriel à caractère pétrochimique de ce territoire. Fermé en 1974 après 300 ans d’activité, le site de près de 140 hectares fut démantelé et dépollué par le Ministère de la Défense avant d’être cédé au Conservatoire du Littoral en 2001. Délaissée durant près de trente ans, cette friche industrielle est aujourd’hui un espace naturel préservé et protégé par son actuel propriétaire1. L’essentiel des moyens dont dispose le gestionnaire du site s’oriente vers la protection de la biodiversité et la sauvegarde écologique du site, devenu parc communal.

Malgré une demande grandissante des publics, l’institution gestionnaire n’est pas en mesure aujourd’hui de consacrer des ressources à la valorisation patrimoniale et historique du site.

Dans ce contexte, un groupe interdisciplinaire de chercheurs et de professionnels de l’aménagement a développé, en coopération avec les décideurs locaux en 2011, un projet de valorisation patrimoniale de cet ancien fleuron de l’activité industrielle locale. Catalyseur auprès des divers acteurs concernés (institutionnels, associatifs, individuels, culturels, économiques, du local au national), l’association porteur du projet réinvestit l’espace industriel délaissé dans le cadre d’une démarche interculturelle. A partir d’un important travail sur les archives en lien avec le site (écrites et recueils oraux), le projet vise à développer et à diffuser un corpus de productions à caractère historique et scientifique en s’appuyant sur les NTIC. L’apport de deux jeunes chercheurs en ethnographie (parcours d’entreprises, récits de vie et archives orales) ayant également réalisé des études documentaires s’insère dans l’objectif de conserver et pérenniser la mémoire encore vive du site industriel, en replaçant au centre des préoccupations l’Humain et le patrimoine d’une communauté.


Céline Barbin, L’aménagement hydroélectrique de Marèges. Histoire du site et importance patrimoniale, École du Louvre

Résumé : Inauguré en 1935, l’aménagement hydroélectrique de Marèges (Corrèze) permet de poursuivre l’électrification des lignes du Paris-Orléans. Sous la direction de l’ingénieur des Ponts et Chaussées André Coyne, des innovations majeures sont mises au point (finesse de la voûte, frettage des conduites forcées, systèmes d’ancrage des maçonneries, procédés d’auscultation), ce qui fait de Marèges un jalon important dans l’histoire des techniques de l’hydroélectricité. Cette étude, la première réalisée sur Marèges, a permis de reconstituer l’histoire du site, en particulier pour ce qui est de l’évolution des projets d’aménagement, de l’organisation du chantier de construction (par les Entreprises Léon Ballot) et de l’impact social du premier des grands barrages de la Dordogne. Le prestige du site est renforcé par l’attention portée à l’architecture et à la décoration de l’usine, dont les plans sont conçus par un architecte parisien, Louis Brachet, dans un style Art déco. L’évolution de l’image du site de Marèges, ainsi que sa fortune critique (iconographie, presse) sont également analysées. Tous ces éléments contribuent à développer la valeur patrimoniale du site de Marèges.


 Mariangela Licordari, Le Béton armé dans les bâtiments industriels : le cas de Brescia au début du XXe siècle., Université Paris 1 – Université degli Studi di Padova – Universidade de Évora

Résumé : Le but de ce travail a été celui de faire une recherche historique liée à l’étude d’un matériau, le béton armé, et à l’analyse de sa diffusion dans les bâtiments industriels et civils des principaux pays européens, et non, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. En analysant les premières expériences du matériau dans les installations industrielles on a voulu aussi décrire les principaux changements architecturaux liés à la nouvelle technique constructive et à la nouvelle façon de concevoir.

La recherche a été divisée en deux parties principales. La première partie concerne l’enquête sur les premières expériences en béton armé, avec une attention particulière à l’étude du brevet Hennebique et à sa diffusion dans certains pays de la Méditerranée européenne, comme la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal et dans un pays extra européen comme le Mexique. Une deuxième partie, par contre, se concentre sur le cas spécifique de Brescia et sur la propagation du béton armé, et encore une fois du brevet Hennebique, dans les bâtiments industriels de la ville au début du XXe siècle. On a aussi considéré les conditions sociales et économiques qui ont permis la divulgation de la nouvelle technique constructive à travers l’analyse de figures professionnelles importantes tels que ingénieurs, architectes, entrepreneurs et industriels.


 Romain THINON Quand l’atelier se fait usine : croissance, mutations et survivances de l’industrie brassicole lyonnaise du XIXème siècle, Université L. Lumière Lyon 2 

Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA)

Résumé : Reconnue dès le XVIIIème siècle pour ses qualités organoleptiques, la bière de Lyon – noire parce que riche en malts, fortement houblonnée, mousseuse – fait rapidement  la renommée de l’industrie brassicole lyonnaise. Profitant de sa position de carrefour commercial et de la qualité de ses eaux, capitalisant sur la réputation de ce breuvage particulier, la ville s’affirme ainsi au XIXème siècle comme l’un des principaux centres de production de bière en France. Initialement composé d’une multitude de petites unités de production à la durée de vie souvent éphémère, ce secteur agroalimentaire passe alors en un siècle de l’état d’activité artisanale géographiquement cloisonnée à celui d’industrie opérant sur un marché débordant des seules frontières nationales. 
 
Si les traces laissées sur le paysage local, urbain comme péri-urbain, sont aujourd’hui peu nombreuses et, surtout, méconnues, les outils permettant de pallier ce « silence » archéologique sont, bien que dispersés, nombreux et féconds. Par l’étude du rare bâti  brassicole existant encore, par le balayement d’un large spectre de sources - plans des ateliers  et des usines, description technique de l’appareillage mobilisé, photographies etc. – notre  objectif est donc ici d’identifier, dans ses dimensions matérielles comme immatérielles, ce  patrimoine brassicole lyonnais polymorphe. Ceci, de manière à prendre part à la réflexion  amorcée dès le début des années 2000 et aujourd’hui particulièrement dynamique concernant  l’identification, la conservation et la valorisation du patrimoine industriel de la métropole rhodanienne. 

 Serena Boncompagni, Coke et coquelicots. Recherche-action pour la valorisation de l’histoire et la mémoire de l’ancienne Cokerie de Drocourt,  (Pas-de-Calais)

Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain, EHESS  - Doctorante de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (IIAC – UMR 8177 CNRS/EHESS) - Direction Culture Commission Culture Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin

Résumé : « Coke et coquelicots » est la première présentation d’une recherche-action encore en cours, que je mène depuis mai 2013, réalisée grâce à une allocation en ethnologie de la France du Ministère de la Culture et de la Communication et un partenariat avec la direction Culture de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin. Par ce titre, nous faisons aussi référence à un cliché que nous avons retrouvé dans les archives d’un « cokier », un ouvrier de l’usine. Cette image, qui montre des fleurs sauvages qui avaient poussé sur le site des « Cokes de Drocourt », est devenue au fil des mois le symbole de notre travail. Au point que les cokiers mêmes, pourtant très attachés au souvenir de leur usine, ont choisi de la présenter au public de notre exposition sous le titre de « Prémices du Parc des îles ».

 Au cours de mes pérégrinations aux alentours de Rouvroy, j’ai aperçu un jour le parc, situé aux pieds de deux terrils, encore en travaux. J’ai en suite découvert l’histoire particulière de ce lieu et de « la Cokerie », un gigantesque site industriel qui a fermé ses portes en 2002. Dix ans, seulement. Pourtant, de « Cokes de Drocourt » ne reste plus rien, à part les traces d’un réseau ferré et des morceaux de coke endormis sous la végétation spontanée qui recouvre le Rivage de Dourges, quelques kilomètres plus loin. La mémoire de la cokerie et de son univers est encore vivante, aussi dense que son histoire, mais sans doutes éloignée des réflecteurs, fragmentée et dispersée. Une partie de mon travail a été de la faire revivre, grâce à la mobilisation des cokiers, le jour de l’inauguration du parc. L’ensemble du projet cherche à mieux connaître le passé d’un monde industriel révolu et méconnu, et à faire émerger les traces qu’il a laissées dans la vie des gens et sur le territoire.