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Inventaire du patrimoine industriel d'Aubusson

http://www.region-limousin.fr/Le-patrimoine-industriel-d

L’étude du patrimoine industriel de la commune d’Aubusson s’insère dans l’opération d’Inventaire initiée par la convention tripartite entre la Ville, le conseil Général de la Creuse et la Région Limousin portant sur l’étude topographique de la ville.

Le patrimoine industriel, en premier lieu celui lié à la tapisserie, est principalement étudié ici au cours du 19e siècle, période durant laquelle cette activité encore artisanale devient une véritable industrie (apparition des grandes manufactures) et touche aussi bien Aubusson que les hameaux environnants. L’étude s’appuie sur les vestiges architecturaux encore lisibles dans le tissu urbain et exceptionnellement sur quelques édifices disparus. Les machines sont également inventoriées, dès lors qu’elles fonctionnent et sont conservées sur le site de production.

Une double actualité

Le patrimoine industriel d’Aubusson lié à la tapisserie s’inscrit dans une double actualité : 
- l’inscription du travail des lissiers et des professionnels de la tapisserie d’Aubusson sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, protégé par l’UNESCO 
- Le projet de Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé à Aubusson, financé notamment par le conseil régional du Limousin.

Trois problématiques principales :

- le passage de l’artisanat à l’ère industrielle et ses incidences sur la morphologie du bâti, 
- le rôle de la lumière dans une activité caractérisée par sa minutie, 
- le logement patronal comme forme d’affirmation du statut social de son propriétaire et de sa réussite.

L’activité tapissière ne constitue pas l’unique angle d’approche de l’étude du patrimoine industriel d’Aubusson. Ce sont en effet près de 70 établissements industriels qui ont été repérés sur le territoire de la commune. Ils ont, d’ores et déjà, été regroupés en « industries de l’eau » (biefs, moulins, teintureries et tanneries), « industries tirant profit des richesses du sol » (fours à chaux, briqueterie-tuilerie, carrière) et « constructions électriques » (entreprises FALA, MEMC et DITO-SAMA).

L’ensemble du travail de recensement effectué permet ainsi de réhabiliter l’image d’une commune industrielle, représentation qu’elle possédait encore dans le courant des années soixante-dix, à contre-courant d’une cité que l’on considère aujourd’hui comme essentiellement rurale.