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Point de vue : Une exposition tout à fait exceptionnelle a ouvert ses portes

Une exposition tout à fait exceptionnelle a ouvert ses portes jeudi dernier à Paris, au réfectoire des Cordeliers (rue de l'Ecole de Médecine), et sera inaugurée demain soir. C'est avec beaucoup de plaisir que je vous encourage à franchir ses portes, comme plusieurs centaines de visiteurs déjà.

Coëylas détailMaroquiniers de la rue Croulebarbe" de Coëylas (1890) 

Paris fête - enfin - son histoire industrielle, grâce à cette exposition organisée par le Comité d'Histoire de la Ville de Paris. Une exposition qui revient avec beaucoup de finesse et d'érudition sur ce phénomène majeur qui, depuis la fin du XVIIIe siècle, a façonné pour le meilleur et pour le pire, notre capitale et notre région.

Assurément, Thomas Le Roux, commissaire de l'exposition, revendique l'originalité et les apports récents de l'histoire industrielle environnementale, sensible à la réalité des nuisances et aux stratégies - celles notamment des élites - pour faire accepter le "choc industriel" aux populations. Nous avions évoqué succinctement ces travaux de recherche lors de notre séminaire. Mais l'exposition, nourrie par un panel de spécialistes d'horizons variés, dresse également un large tableau historique de l'industrie parisienne et de ses représentations : le récit et le rêve du progrès technique par exemple, célébré par les expositions universelles, côtoie l'expression de la réalité du travail, puis des efforts tardifs pour en améliorer les conditions.

Vous visiterez donc une exposition "à lire". Mais aussi, et peut être surtout, "à regarder". En effet, les murs de ce magnifique écrin médiéval sont parsemés d'une centaine d'objets techniques et oeuvres d'art. Vous y retrouverez nombre des tableaux que j'avais eu l'occasion de vous présenter en séminaire. Rien ne remplace le contact avec les oeuvres : c'est cette expérience que nous offre aujourd'hui le CHVP. Voici, issues des réserves du musée Carnavalet, la vue intérieure de la "Teinturerie des Gobelins" par Demachy (fin XVIIIe) ou cette charmante "Vue de la raffinerie Delessert" (années 1820) ; voici encore plusieurs grandes toiles de chevalet, parmi d'autres : les "Maroquiniers de la rue Croulebarbe" de Coëylas (1890), ou "la Seine à Conflans-Charenton" de Guillemet. Des lithographies et gravures d'illustration les accompagnent, suggérant le foisonnement et le caractère dominant de ces "supports" pour la diffusion massive de l'imagerie industrielle - souvent industrialiste. L'image est présente également par la vidéo et la modélisation 3D animée.

Le parcours s'achève par une évocation du patrimoine industriel parisien.

Attention, l'exposition fermera le 7 janvier. Il faudra donc en profiter durant les fêtes.

Nicolas Pierrot

De 11h à 19h tous les jours

nocturne le jeudi jusqu'à 20h30

fermeture le 25 décembre et le 1er janvier

entrée libre et gratuite

Toutes les informations, ainsi que le dossier de presse sur :

http://www.refectoire-cordeliers.paris-sorbonne.fr/manifestations/view_alaffiche/143