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Revue de presse : Grasse et ses parfums au patrimoine mondial ?

Le Monde publie une page sur Grasse, son industrie... "Un parfum de Grasse"

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 17.10.2013  Par Josyane Savigneau  (extraits) 

Les Grassois qui ont une quarantaine d'années ou plus se souviennent des grands champs de fleurs de leur enfance, des odeurs de jasmin, de roses et de tubéreuses. Ils vivaient dans la ville des plantes à parfum, sa capitale mondiale. Puis, ils ont vu la surface plantée diminuer. On est passé de 1 300 hectares à 60. Aujourd'hui, bien que de jeunes exploitants s'installent et s'unissent dans une association autour des "fleurs d'exception", la production demeure modeste.

De loin, on pourrait en déduire, hâtivement, que dans l'élaboration des parfums la chimie a chassé le naturel, les fleurs, les plantes, et que Grasse est désormais une ville-musée dédiée à la nostalgie, même si des parfumeurs mythiques, comme Fragonard, y sont encore et font visiter leurs usines. On viendrait seulement y retrouver l'histoire du parfum et l'évolution des techniques, depuis quatre mille ans, dans le Musée international de la parfumerie - créé en 1989, il a fermé en 2004 et a rouvert en 2008 -, dans le très bel hôtel Pontevès.

 (...)

musee parfumerie_grasseMusée parfumerie Grasse 

Qu'est donc ce savoir-faire et que fait-on dans le pays de Grasse qui justifierait l'inscription par l'Unesco au Patrimoine culturel immatériel de la France, puis de l'humanité, au même titre que le repas gastronomique des Français (2010) ou le fest-noz breton (2012) ? C'est la transformation complexe de la matière première naturelle en divers composants utilisés pour les parfums. "Ce savoir-faire est unanimement reconnu. Quand un parfumeur se fournit à Grasse, c'est un plus pour lui. On est sûr du produit", insiste le maire, Jean-Pierre Leleux (UMP), qui s'est beaucoup investi dans la défense de ce patrimoine et dans la demande qui a été faite officiellement au ministère de la culture et à la commission française pour l'Unesco, le 17 octobre. Cette requête est portée par l'association Patrimoine vivant du pays de Grasse, qui regroupe, "toutes générations confondues, un collège scientifique composé notamment de conservateurs, d'historiens et de chercheurs, un collège de parfumeurs, un collège d'agriculteurs composé de producteurs de plantes à parfums".

(...) Lire l'intégralité de l'article sur la page du Monde.