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Revue de presse : le Monde : Berliet un siècle de camions français

Berliet, un siècle de camions français

LE MONDE ECONOMIE | 11.03.2013

Par Jacques-Marie Vaslin, maître de conférences à l'Institut d'administration des entreprises d'Amiens

(...) 

Quand Marius Berliet (1866-1949) quitte l'école à 15 ans, c'est pour aller travailler dans l'atelier textile de son père, à Lyon. Mais comme de nombreux jeunes gens de la Belle Epoque, c'est la mécanique qui le passionne. Il rêve de construire sa propre voiture. En 1894, à 28 ans, il assemble son premier moteur. L'année suivante, c'est une automobile entière qui sort de son esprit et de ses mains.

 RÉUSSITES INDUSTRIELLES FRANÇAISES

1846343 5 f171 camion-berliet-timbre-poste-de-france-2003 ac4cb425a6448c2f3ba78da9d1ac6ffcMarius Berliet attend encore quelques années pour passer à la vitesse supérieure. Dans un atelier de 90 m2, il lance son entreprise en 1899. Ce sont les débuts de Berliet, l'une des plus belles réussites industrielles françaises.

Car Berliet grandit vite, très vite. Dès 1903, la société rachète l'usine d'un concurrent lyonnais, dans le quartier de Monplaisir. L'entreprise occupe déjà une surface de 5 000 m². Le coup d'accélérateur décisif arrive un an plus tard, lorsque Berliet vend une licence à un fabricant américain de locomotives, Alco, qui veut se diversifier dans l'automobile. En son honneur, Berliet adopte pour blason une locomotive. Les royalties venues des Amériques vont permettre de financer le développement de l'affaire.

C'est en 1906 que Berliet se lance dans la fabrication de camions. Et la société change véritablement de dimension en 1912, lorsqu'une voiture Berliet remporte la deuxième édition du rallye de Monte-Carlo, ce qui accroît la renommée et dope les ventes. En mai de la même année, Berliet, qui avait envoyé des ingénieurs visiter les usines américaines de Ford, met en place sur son nouveau site de Monplaisir une production fondée sur "l'organisation scientifique du travail".

La production en série implique un changement radical du processus de production. Berliet doit produire un nombre très limité de modèles. Les pièces doivent être interchangeables et correctement usinées afin d'être assemblées sans aucun ajustement. Les gestes sont chronométrés et les ouvriers ne sont plus payés à la pièce, mais perçoivent un salaire régulier.

Chez Berliet, les châssis sont alignés et les équipes montent les différentes pièces en se déplaçant avec leurs outils. La division du travail est aboutie, chaque équipe ne montant qu'une partie limitée du véhicule.

EN 1914, UNE AFFAIRE FLORISSANTE

Révolutionnaire pour l'époque, la méthode porte ses fruits. En 1914, Berliet est une affaire florissante. Elle fabrique 65 % des véhicules poids lourds en France et réalise un chiffre d'affaires de 29 millions de francs-or. En moyenne, son taux de croissance annuel dépasse les 26 % depuis sa création, avec une marge proche de 24 % entre 1907 et 1913. (...)

Lire l'article complet dans l'édition du 12 mars ou sur le site web du journal